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Ligue des champions - L'antisèche de PSG-Dortmund (0-1) : Frustrant pour Paris, mais pas injuste
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Publié 07/05/2024 à 23:50 GMT+2
Le Paris Saint-Germain a vu son rêve s'envoler avec une nouvelle défaite contre Dortmund mardi soir au Parc des Princes (0-1), en demi-finale retour de Ligue des champions. Tantôt impuissant, tantôt malchanceux, Paris a surtout été violemment ramené sur terre après s'être mis à rêver en très grand. Notre antisèche.
"L'histoire entre Mbappé et le PSG restera à jamais inaboutie"
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Le jeu : Crispation extrême
Contrairement au match aller, c'est Paris qui a mis la pression d'entrée mardi. Dix minutes de duels gagnés, de ballons très vite récupérés et de grosse maîtrise technique mais pas d'occasion. Les occasions, justement : c'est ce qui a longtemps manqué à Paris, devant un Parc des Princes qui a fini par être refroidi. Combien de centres ratés lorsque Gonçalo Ramos était sur la pelouse ? De centres réussis quand la taille du Portugais manquait dans la surface ? Il fallait bien ça pour calmer un public absolument bouillant en première période.
Puis, en plus d'affronter une défense d'une sérénité totale durant 180 minutes, le club francilien s'est mis à jouer contre les montants. Warren Zaïre-Emery (47e) - même si l'arbitre a levé son drapeau dans la foulée -, Nuno Mendes (61e), Kylian Mbappé (86e) et enfin Vitinha (88e) ont attrapé le poteau ou la barre d'un Gregor Kobel qui n'aura eu qu'une grosse parade à réaliser, justement en déviant la tentative de Mbappé sur sa barre.
Le mauvais sort a donc pris le relais de l'impuissance. Pour, à chaque fois, la même sensation : celle que les hommes de Luis Enrique auraient pu jouer encore deux matches sans trouver la faille face à l'improbable invité de Wembley.
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Mbappé : "Tout n'est pas à jeter"
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Les joueurs : Le fiasco Mbappé, le mauvais génie Dembélé
Kylian Mbappé devait porter le PSG pour sa dernière sortie à domicile en Coupe d'Europe. L'histoire se termine sur une prestation bien terne, comme celle de l'aller. A l'image de son buteur ou d’un Ousmane Dembélé trop brouillon, Paris a manqué de personnalité. Lucas Beraldo a perdu le duel qu'il ne fallait pas perdre. Vitinha fut la seule éclaircie dans une soirée bien morose.
En face, la charnière Mats Hummels - Nico Schlotterbeck a dégagé une solidité à toute épreuve, et le premier a encore rappelé, près de dix ans après, de très mauvais souvenirs aux supporters français.
Le facteur X : Une histoire de centimètres
Il a manqué beaucoup d'ingrédients au PSG pour s'offrir le droit d'aller à Wembley le 1er juin. La réussite est l'un d'entre eux. Après le double-poteau de Kylian Mbappé et Achraf Hakimi au match aller, Paris a encore touché les montants à quatre reprises mardi. Sur les 20 dernières années, aucune équipe n'avait d'ailleurs touché autant de montant que le champion de France sur une saison de Ligue des champions (14).
Et que dire de ce coup franc qui, à quelques centimètres près, aurait été un penalty pour Ousmane Dembélé, crocheté à l'extrême limite de la surface de réparation par Hummels (65e) ? Les fameux signes du destin qui ne trompent pas.
La stat : 1/7
Le PSG a perdu mardi soir son sixième match en sept demi-finales de C1. Sa seule victoire à ce stade de la compétition restera celle contre Leipzig dans un match sans retour lors du Final Four de 2020. La définition d'un plafond de verre.
La décla : Marquinhos (Canal+)
La question : Paris avait-il l’étoffe d’un finaliste ?
La frustration aura bien du mal à quitter les supporters parisiens dans les jours à venir. Atteindre les demies pour s'arrêter face à Dortmund, dans une partie de tableau très dégagée. Toucher six fois les montants sur les deux rencontres. Ne pas marquer face à un BVB qui était considéré comme le petit poucet du dernier carré. Il y a de quoi enrager : cela pouvait ressembler à la bonne année sur le papier.
Mais il ne faut pas oublier que Paris a trop souvent été sur un fil cette saison en Ligue des champions. Du premier déplacement chaud à Newcastle à ce quart retour débloqué par une exclusion barcelonaise en passant par cette qualification en huitièmes in extremis lors de la dernière journée, le PSG a passé beaucoup de temps à souffrir. Deuxième derrière le BVB en poules, le club de la capitale a passé 180 minutes sans marquer contre ce même 5e de Bundesliga, qui prend plus d'un but par match en championnat. Ça ne peut être un hasard. Ni une simple histoire de poteaux.
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Frappe de Vitinha (PSG) sur la barre face à Dortmund en C1 - 07/05/2024
Crédit: Getty Images
Ce match a remis Paris face à sa réalité. Celle d'une équipe pas encore mûre. En partie parce qu'elle est très jeune - elle alignait la moyenne d'âge (24) la moins élevée pour un demi-finaliste depuis Arsenal en 2009. Surtout parce qu'elle est en construction, au début de l'ère Luis Enrique, et qu'à l'arrivée, une demie dans ce contexte reste un très bon résultat, presque inespéré en début de saison. Le coach espagnol a d'ailleurs tout essayé : avec Gonçalo Ramos en pointe ou sans lui, avec Dembélé dans l'axe ou sur le côté. Rien n'y a fait. Et on ne pourra pas lui reprocher grand-chose.
A ses joueurs, si. Pendant que Dortmund a appréhendé ces deux matches avec calme et caractère, le champion de France a manqué de personnalité. Il lui fallait des joueurs qui sortent du cadre. La description type d'un Kylian Mbappé des grands soirs. Mais l'attaquant français a été un joueur normal sur trois des quatre derniers matches de Paris en C1. Là encore, frustrant. Et là encore, logique ? La gestion de son cas reviendra inévitablement sur la table.
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Paris, l'An I ou une saison pour rien ?
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